Guide du calendrier des jours fériés du Costa Rica
Le Code du travail du Costa Rica établit un calendrier national de jours fériés légaux et les répartit entre jours fériés à rémunération obligatoire et jours fériés pour lesquels la rémunération n’est pas obligatoire selon la classification légale habituelle.[1] Cette distinction influe sur le calcul des salaires, mais ne signifie pas que les travailleurs perdent simplement le droit de chômer un jour férié sans rémunération obligatoire. Le ministère du Travail confirme également que le système temporaire qui déplaçait certains jours fériés au lundi était limité dans le temps et ne doit donc pas être considéré comme une caractéristique permanente du calendrier des jours fériés du Costa Rica.[2][3]
Jours fériés à rémunération obligatoire et non obligatoire
Le Code du travail classe le Jour de l’An, le Jour de Juan Santamaría, le Jeudi saint, le Vendredi saint, la Fête du Travail, l’Annexion du Partido de Nicoya, la Fête des Mères, le Jour de l’Indépendance et le Jour de Noël parmi les jours fériés à rémunération obligatoire. Le jour de Notre-Dame des Anges, le Jour de la personne noire et de la culture afro-costaricienne, ainsi que le Jour de l’abolition de l’armée sont également des jours fériés légaux, mais sont classés comme jours fériés sans rémunération obligatoire.[1]
La distinction en matière de rémunération est particulièrement importante pour les travailleurs payés à la semaine dans les activités non commerciales, où le salaire couvre normalement le temps effectivement travaillé. Pour les salariés payés au mois ou à la quinzaine, ainsi que pour les travailleurs payés à la semaine dans les activités commerciales, le salaire ordinaire couvre déjà tous les jours de la période de paie, y compris les jours fériés. Les directives du ministère du Travail expliquent comment ajouter le salaire d’une journée lorsque ces salariés travaillent un jour férié, afin d’atteindre la double rémunération applicable.[2][4]
Travailler un jour férié
Les règles du travail costaricien protègent généralement le droit du travailleur à chômer un jour férié légal. Selon les directives du ministère du Travail, un salarié n’est normalement pas tenu de travailler un jour férié, sauf s’il y consent, sous réserve des exceptions prévues par la loi pour les activités qui peuvent légalement se poursuivre en vertu du Code du travail.[2] Refuser de travailler un jour férié dans les circonstances où le consentement est requis ne constitue pas, en soi, un motif légal de sanction.[2]
Pour un jour férié à rémunération obligatoire, le salarié qui travaille a droit à la rémunération nécessaire pour obtenir la double rémunération du travail effectué ce jour-là.[2][4] Le calcul exact de la paie dépend du fait que le salarié soit payé à la semaine, à la quinzaine ou au mois, ainsi que du type d’activité. Les heures supplémentaires effectuées un jour férié à rémunération obligatoire peuvent être payées à un taux légal plus élevé, car leur majoration est calculée à partir du taux applicable aux jours fériés.[2]
Le report des jours fériés au lundi n’est pas une règle permanente
L’idée selon laquelle le Costa Rica déplace régulièrement les jours fériés en milieu de semaine au lundi est dépassée. Une mesure législative temporaire a déplacé certains jours fériés au lundi pendant une période limitée, afin d’encourager le tourisme intérieur et l’activité économique.[3] Ce mécanisme temporaire ne doit pas être généralisé en règle permanente de déplacement des jours fériés.
Les directives actuelles du ministère du Travail indiquent que les jours fériés sont observés à la date que leur assigne le Code du travail et précisent expressément, pour certaines célébrations, que leur observation n’est pas reportée à une autre date.[2][5] Pour planifier à l’avance, consultez le calendrier officiel publié par le ministère du Travail plutôt que de supposer qu’un jour férié tombant un mardi, un mercredi, un jeudi ou un vendredi donnera lieu à un long week-end.
Juan Santamaría et la campagne nationale
Le Jour de Juan Santamaría trouve son origine dans la campagne nationale du Costa Rica contre les forces de William Walker. Le Musée historique culturel Juan Santamaría présente la bataille de Rivas comme un épisode majeur de cette campagne et décrit Santamaría comme un soldat costaricien dont on se souvient pour avoir incendié le Mesón de Guerra pendant la bataille.[6][7]
Santamaría est devenu un symbole de la nationalité costaricienne et de la défense de la souveraineté nationale.[7] Cette fête commémore donc davantage qu’un simple soldat : elle fait partie de la mémoire collective du pays au sujet du conflit plus vaste mené en Amérique centrale contre les forces flibustières de Walker.[6]
Religion, famille et héritage afro-costaricien
Le calendrier reflète également les traditions religieuses et sociales du Costa Rica. Le Jeudi saint et le Vendredi saint sont des jours fériés à rémunération obligatoire, tandis que la célébration dédiée à Notre-Dame des Anges est un jour férié légal classé sans rémunération obligatoire.[1] Cette dernière est associée à l’une des dévotions catholiques les plus importantes du pays.
La Fête des Mères est un jour férié légal à rémunération obligatoire, et non une simple célébration familiale informelle.[1][4] Le Jour de la personne noire et de la culture afro-costaricienne est un jour férié légal sans rémunération obligatoire qui reconnaît l’identité et la culture afro-costariciennes dans le calendrier national.[1][5]
Indépendance, Guanacaste et abolition de l’armée
Plusieurs jours fériés commémorent des événements civiques marquants. Le Jour de l’Indépendance est un jour férié à rémunération obligatoire, tandis que l’Annexion du Partido de Nicoya commémore l’incorporation historique du territoire qui correspond aujourd’hui au Guanacaste.[1] Le Jour de l’abolition de l’armée est un jour férié légal classé sans rémunération obligatoire.[1]
Ensemble, ces célébrations donnent un aperçu utile de l’identité civique costaricienne : l’indépendance, l’histoire territoriale et politique du Guanacaste, la défense nationale pendant la campagne nationale et l’association ultérieure du pays avec l’abolition de son armée permanente figurent toutes dans le cadre légal des jours fériés.[1][6]
Conseils pratiques pour les entreprises et les visiteurs
Le statut légal d’un jour férié ne détermine pas les horaires d’ouverture de toutes les banques, tous les supermarchés, restaurants, sites touristiques ou opérateurs de transport. Le Code du travail régit les jours fériés et les droits des salariés, et non un horaire unique applicable à tous les établissements.[1] Les visiteurs devraient donc vérifier directement les horaires du service qu’ils comptent utiliser au lieu de supposer que toutes les entreprises privées ferment.
Pour les employeurs, la démarche la plus fiable consiste à consulter le calendrier officiel des jours fériés et les directives du ministère du Travail pour la période concernée.[2] Cela permet d’éviter deux erreurs fréquentes : considérer un jour férié sans rémunération obligatoire comme s’il ne s’agissait pas du tout d’un jour férié légal, et s’appuyer sur l’ancien système temporaire de déplacement au lundi pour planifier les effectifs, la paie ou les déplacements.
Questions fréquentes sur les jours fériés au Costa Rica
Quelle est la différence entre les jours fériés à rémunération obligatoire et ceux sans rémunération obligatoire ?
Les deux catégories sont des jours fériés légaux. La distinction concerne principalement la rémunération du jour férié, notamment pour les travailleurs payés à la semaine dans les activités non commerciales.[1][5] Les salaires mensuels et ceux payés à la quinzaine, ainsi que les salaires hebdomadaires dans les activités commerciales, comprennent normalement déjà le paiement de tous les jours de la période de paie concernée.[2][5]
Que se passe-t-il si un salarié travaille un jour férié à rémunération obligatoire ?
Un employeur peut-il obliger un salarié à travailler un jour férié ?
Le ministère du Travail indique que les travailleurs ne sont généralement pas tenus de travailler les jours fériés légaux, sauf s’ils y consentent, sous réserve des exceptions prévues par la loi pour les activités visées par les dispositions pertinentes du Code du travail.[2] Un travailleur qui refuse dans les circonstances où son consentement est requis ne peut pas être sanctionné pour ce seul motif.[2]
Les jours fériés du Costa Rica sont-ils automatiquement déplacés au lundi ?
Non. Le système de déplacement au lundi s’appliquait à certains jours fériés en vertu d’une mesure législative temporaire et ne doit pas être considéré comme une règle permanente.[3] Les directives officielles actuelles précisent que les jours fériés restent à la date qui leur est légalement assignée au lieu d’être déplacés.[2][5]
Le jour de Notre-Dame des Anges est-il un jour férié payé ?
C’est un jour férié légal, mais le Code du travail le classe sans rémunération obligatoire.[1] Cette classification influe sur les règles de rémunération ; elle ne signifie pas que cette journée est exclue du calendrier légal des jours fériés.
Les entreprises doivent-elles toutes fermer chaque jour férié ?
Le Code du travail établit les droits des salariés liés aux jours fériés, mais n’impose pas un horaire d’ouverture unique à tous les établissements privés.[1] Les magasins, restaurants, sites touristiques et services de transport peuvent donc avoir des horaires différents, qu’il convient de vérifier directement.
Sources
- Sistema Costarricense de Información Jurídica- Procuraduría General de la República de Costa Rica
- APLICACIÓN DE FERIADOS DEL AÑO 2026- Ministerio de Trabajo y Seguridad Social, Gobierno de Costa Rica
- Feriado del 15 de septiembre se traslada a lunes 19- Ministerio de Trabajo y Seguridad Social, Gobierno de Costa Rica
- Feriado del Día de la Madre es de pago obligatorio- Ministerio de Trabajo y Seguridad Social, Gobierno de Costa Rica
- 31 de Agosto es feriado de pago no obligatorio- Ministerio de Trabajo y Seguridad Social, Gobierno de Costa Rica
- Campaña Nacional- Museo Histórico Cultural Juan Santamaría
- Juan Santamaría- Museo Histórico Cultural Juan Santamaría