Guide des jours fériés en Croatie
Le calendrier croate rassemble fêtes chrétiennes, jours liés à l’histoire de l’État et commémorations de la guerre d’indépendance. La loi distingue les jours fériés chômés des journées du souvenir, qui restent en principe ouvrées. Elle n’accorde pas non plus de jour de remplacement lorsqu’une fête tombe un dimanche : vérifiez le calendrier et les horaires des commerces avant votre séjour.
Les fêtes nationales et les journées du souvenir
Parmi les jours fériés chômés figurent le Nouvel An, l’Épiphanie, Pâques et le lundi de Pâques, la Fête du Travail, la Fête de l’État le 30 mai, la Fête de la lutte antifasciste le 22 juin, la Victoire et la Journée des anciens combattants croates le 5 août, l’Assomption, la Toussaint, la commémoration du 18 novembre, Noël et la Saint-Étienne. La plupart reviennent à date fixe; Pâques, la Fête-Dieu et le lundi de Pâques changent de date.[1]
À côté de ces jours chômés, la loi prévoit des journées commémoratives qui ne sont pas des jours de congé généraux. Parmi elles, le 25 juin est la Journée de l’indépendance. Depuis 2025, le 3 mai est aussi consacré au souvenir des enfants tués ou victimes de la guerre de la patrie. Ces dates ont une portée nationale, mais ne signifient pas à elles seules que les entreprises ferment.[1][2]
Plusieurs fêtes rappellent des moments de l’histoire contemporaine croate, notamment la lutte antifasciste, la guerre de la patrie et les victimes de Vukovar et de Škabrnja. L’État organise des cérémonies pour certaines de ces dates; les commémorations s’ajoutent au calendrier sans toutes devenir des jours chômés.[1]
Fêtes chrétiennes et dates mobiles
Les fêtes chrétiennes occupent une place importante dans le calendrier : Épiphanie, Pâques, lundi de Pâques, Fête-Dieu, Assomption, Toussaint, Noël et Saint-Étienne sont des jours fériés nationaux. Comme les dates de Pâques déterminent aussi celles du lundi de Pâques et de la Fête-Dieu, consultez le calendrier de l’année visée pour préparer vos déplacements.[1][3]
La loi prévoit également des jours de repos pour certaines célébrations religieuses au-delà du calendrier commun. Les chrétiens qui suivent le calendrier julien peuvent prendre congé à Noël, le 7 janvier, et le lundi de Pâques julien. Les fidèles musulmans ont droit à une journée pour chacun des deux Aïd, et les fidèles juifs à une journée pour chacun de Roch Hachana et Yom Kippour.[1]
Pas de report automatique au lundi
En Croatie, un jour férié qui tombe un dimanche, un autre jour férié ou un jour déjà chômé n’est pas transféré au lendemain. Il n’y a donc pas automatiquement de lundi de congé supplémentaire si une fête coïncide avec le week-end.[1]
Ce détail varie les périodes de repos d’une année à l’autre : certaines fêtes créent une pause en semaine, d’autres tombent un jour où beaucoup de personnes ne travaillent déjà pas. Un congé annuel peut prolonger la coupure, selon l’accord avec l’employeur, mais ce n’est pas un report prévu par la loi.
Salaire et travail les jours fériés
Un salarié qui ne travaille pas un jour férié auquel il aurait normalement travaillé a droit à une indemnité de salaire. S’il travaille ce jour-là, il a droit à une rémunération majorée. La loi ne fixe pas un taux unique pour tous : le montant est déterminé par la convention collective, le règlement du travail ou le contrat applicable.[1][3]
Commerces, services et conseils aux visiteurs
La plupart des commerces et centres commerciaux sont fermés les jours fériés; la loi sur le commerce prévoit des exceptions limitées, par exemple pour certaines boutiques de stations-service ou d’installations de transport. Les exceptions peuvent être encore plus précises selon la journée : le 1er novembre, des kiosques et stands de fleurs ou de bougies peuvent ouvrir. Vérifiez les horaires du magasin qui vous intéresse plutôt que de compter sur une ouverture habituelle.[4][5]
Les horaires des banques, musées, restaurants et transports ne se déduisent pas tous du calendrier national. Confirmez directement les services essentiels, surtout autour de Pâques et des fêtes de novembre et décembre. Les administrations publiques peuvent aussi organiser des cérémonies pour certaines dates historiques.[1][5]
Questions fréquentes sur les jours fériés en Croatie
Un jour férié tombant le dimanche est-il reporté au lundi ?
Non. La loi prévoit qu’un jour férié ou un jour de repos religieux qui coïncide avec un dimanche, un autre jour férié ou un jour déjà chômé n’est pas transféré au lendemain.[1]
Les journées du souvenir sont-elles des jours chômés ?
Pas en règle générale. La loi distingue les journées commémoratives des jours fériés chômés; le 25 juin et, depuis 2025, le 3 mai figurent parmi les journées du souvenir.[1][2]
Les magasins sont-ils ouverts les jours fériés ?
La plupart des commerces et centres commerciaux ferment. La loi prévoit quelques exceptions, notamment pour certaines ventes dans les stations-service et les installations de transport; vérifiez les horaires de chaque établissement.[4][5]
Comment est payé le travail un jour férié ?
Le salarié a droit à une rémunération majorée, mais le taux dépend de la convention collective, du règlement du travail ou de son contrat. Il n’existe pas un pourcentage unique pour tous les secteurs.[3]
Certaines fêtes religieuses donnent-elles droit à un jour de repos supplémentaire ?
Oui. La loi prévoit des jours de repos individuels pour certains fidèles chrétiens suivant le calendrier julien, pour les musulmans à l’occasion des deux Aïd et pour les fidèles juifs à Roch Hachana et Yom Kippour.[1]
Sources
- Zakon o blagdanima, spomendanima i neradnim danima u Republici Hrvatskoj- Narodne novine, Hrvatski sabor
- Zakon o dopuni Zakona o blagdanima, spomendanima i neradnim danima u Republici Hrvatskoj- Narodne novine, Hrvatski sabor
- Rad u dane blagdana- Ministarstvo rada, mirovinskoga sustava, obitelji i socijalne politike
- Zakon o izmjenama i dopuni Zakona o trgovini- Narodne novine
- Practical information- Ministarstvo unutarnjih poslova Republike Hrvatske