Guide du calendrier des jours fériés en Éthiopie
Le régime des jours fériés en Éthiopie réunit les commémorations nationales et les principales fêtes chrétiennes orthodoxes éthiopiennes et musulmanes. La législation fédérale en vigueur distingue les jours fériés nationaux célébrés, les fêtes religieuses et les jours fériés nationaux commémoratifs ; les règles de fermeture des institutions publiques et non gouvernementales varient selon la catégorie.[1] Cette distinction est importante pour planifier le travail, les rendez-vous administratifs ou les déplacements dans le pays.
Définition des jours fériés en Éthiopie
La législation fédérale sur les jours fériés s’applique dans toute l’Éthiopie et concerne également les ambassades et consulats éthiopiens à l’étranger.[1] Elle classe les jours fériés au lieu de traiter toutes les commémorations nationales de la même manière. Les jours fériés nationaux célébrés et les fêtes religieuses énumérées sont des jours où les institutions publiques et non gouvernementales cessent d’assurer le service au public, sauf si la loi applicable exige que des employés travaillent.[1]
Les jours fériés nationaux célébrés comprennent le Nouvel An éthiopien, le Jour de la victoire d’Adoua, la Fête internationale des travailleurs et le Jour de la victoire des patriotes éthiopiens.[1] La loi reconnaît séparément le Jour des martyrs éthiopiens et le Jour de l’unité nationale éthiopienne comme jours fériés nationaux commémoratifs. Ces journées sont commémorées à l’échelle nationale, mais les institutions publiques et non gouvernementales restent ouvertes pour assurer le service public.[1] Ainsi, une journée peut avoir un statut national officiel sans être nécessairement chômée.
Fêtes chrétiennes et musulmanes au calendrier national
Le régime fédéral des jours fériés reconnaît Meskel, le Jour de Noël, Timket, le Vendredi saint, Pâques, l’Anniversaire de la naissance de Muhammad (Mawlid), la Fin du ramadan (Aïd el-Fitr) et la Fête du Sacrifice (Aïd al-Adha) comme des fêtes religieuses célébrées à l’échelle nationale.[1] En règle générale, les institutions publiques et non gouvernementales cessent d’assurer le service au public à l’occasion de ces fêtes religieuses, sous réserve des obligations légales applicables aux employés qui doivent rester au travail.[1]
La présence de célébrations chrétiennes et musulmanes est une caractéristique importante du calendrier national éthiopien. La loi fédérale établit un cadre juridique commun pour ces fêtes religieuses et précise qu’elles doivent être célébrées selon les rites religieux concernés.[1]
Timket et Meskel, des traditions culturelles vivantes
Timket, l’Épiphanie éthiopienne, est bien plus qu’une date inscrite au calendrier officiel. L’UNESCO la décrit comme une commémoration du baptême de Jésus-Christ célébrée dans tout le pays. La procession des tabots, représentations de l’Arche d’alliance, constitue un élément central de la fête : les tabots sont portés des églises vers des lieux associés à l’eau, puis viennent les prières, la liturgie, la bénédiction de l’eau et les processions cérémonielles de retour aux églises.[2] La tradition figure sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.[2]
Meskel, qui commémore la Découverte de la Vraie Croix, est une autre fête religieuse qui revêt une grande importance publique. Sa tradition la plus connue est le feu de joie Damera, accompagné de prières, de chants, de cérémonies religieuses et de rassemblements communautaires.[3] L’UNESCO indique que la fête est célébrée dans toute l’Éthiopie et souligne son rôle dans les retrouvailles familiales, la réconciliation, la cohésion sociale et la transmission des traditions religieuses et culturelles.[3]
Les grandes cérémonies publiques font donc partie intégrante de ces fêtes et ne sont pas de simples divertissements accessoires. La législation fédérale sur les jours fériés traite expressément des célébrations religieuses organisées sur les places et autres lieux publics ; elle confie aux autorités chargées de la sécurité et aux autorités locales des responsabilités en matière de préparation et de sécurité publique, en coopération avec les institutions religieuses.[1]
Jours fériés rémunérés et travail pendant un jour férié
Dans le régime fédéral des jours fériés, les jours fériés nationaux célébrés et les fêtes religieuses sont rémunérés. Le salaire des employés des institutions publiques et non gouvernementales ne doit pas être réduit parce qu’ils n’ont pas travaillé ces jours-là.[1] La législation du travail confirme ce principe pour les travailleurs auxquels elle s’applique : les travailleurs rémunérés au mois ne perdent pas de salaire parce qu’ils n’ont pas travaillé un jour férié.[4]
Des règles distinctes s’appliquent aux employés qui travaillent effectivement un jour férié. En vertu de la proclamation sur le travail, un travailleur couvert par celle-ci reçoit le double de son taux horaire normal pour chaque heure travaillée un jour férié.[4] Si un jour férié coïncide avec un autre jour férié ou avec un jour de repos désigné par la loi, la législation prévoit un seul paiement au titre du jour férié pour le travail effectué ce jour-là.[4] D’autres régimes d’emploi peuvent s’appliquer aux catégories qui ne relèvent pas de la proclamation générale sur le travail ; chaque travailleur devrait donc vérifier la loi et les conditions d’emploi qui régissent son poste.
Comprendre le calendrier éthiopien
L’affirmation de la source initiale selon laquelle l’Éthiopie utilise simplement le calendrier grégorien pour l’administration tout en fondant tous ses jours fériés sur le calendrier éthiopien est trop générale. Le régime juridique des jours fériés énumère les célébrations, tandis que leur base calendaire dépend de la fête concernée.[1] Les célébrations de l’Église orthodoxe éthiopienne suivent ses traditions ecclésiastiques et calendaires éthiopiennes, tandis que les fêtes musulmanes suivent le calendrier religieux islamique.
Préparer son séjour pendant les grandes célébrations
Timket et Meskel peuvent donner lieu à d’importants rassemblements et à des processions publiques. L’UNESCO fait état d’une très forte participation à Timket et décrit les grands rassemblements de Meskel à Addis-Abeba.[2][3] Les visiteurs qui souhaitent assister à ces célébrations devraient faire la différence entre participer à un événement culturel et simplement traverser un lieu où se déroulent des cérémonies : les principaux sites de rassemblement peuvent avoir un rythme très différent de celui d’une journée de travail ordinaire.
Pour les déplacements professionnels ou administratifs, déterminez d’abord s’il s’agit d’un jour férié avec fermeture ou d’un jour férié commémoratif. Les institutions publiques et non gouvernementales restent ouvertes pour assurer le service public lors des jours fériés nationaux commémoratifs désignés par la loi fédérale, mais cessent d’assurer le service au public les jours fériés nationaux célébrés et les jours fériés religieux, sous réserve des exceptions applicables.[1] Vérifiez directement les horaires des banques, des transporteurs, des compagnies aériennes, des commerces, des hôtels et des attractions au lieu de supposer qu’ils suivent tous le même calendrier.
Questions fréquentes sur les jours fériés en Éthiopie
L’Aïd el-Fitr et l’Aïd al-Adha sont-ils des jours fériés nationaux en Éthiopie ?
Oui. La législation fédérale inscrit la Fin du ramadan (Aïd el-Fitr) et la Fête du Sacrifice (Aïd al-Adha) parmi les fêtes religieuses célébrées à l’échelle nationale. En règle générale, les institutions publiques et non gouvernementales cessent d’assurer le service au public à l’occasion de ces fêtes, sous réserve des exceptions prévues par la loi.[1]
Timket et Meskel sont-ils des jours fériés officiels ?
Oui. La loi fédérale les classe toutes deux parmi les fêtes religieuses célébrées à l’échelle nationale.[1] Ce sont aussi de grandes traditions culturelles vivantes : l’Épiphanie éthiopienne et la célébration commémorant la Découverte de la Vraie Croix figurent sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.[2][3]
Toutes les commémorations nationales officiellement reconnues donnent-elles droit à un jour de congé ?
Non. La loi éthiopienne distingue les jours fériés nationaux célébrés des jours fériés nationaux commémoratifs. Les institutions cessent d’assurer le service au public lors des jours fériés nationaux célébrés prévus par la loi, tandis que les jours fériés commémoratifs désignés sont célébrés sans que les institutions publiques et non gouvernementales soient tenues de cesser d’assurer le service au public.[1]
Les employés perdent-ils leur salaire lorsque leur institution ferme pour un jour férié ?
La loi fédérale sur les jours fériés précise que le salaire des employés des institutions publiques et non gouvernementales ne doit pas être réduit parce qu’ils n’ont pas travaillé lors des jours fériés nationaux célébrés ou des fêtes religieuses.[1] La proclamation sur le travail protège également les travailleurs rémunérés au mois contre une réduction de salaire au motif qu’ils n’ont pas travaillé un jour férié.[4]
Quelle rémunération reçoit-on lorsqu’on travaille un jour férié ?
Pour les travailleurs couverts par la proclamation sur le travail, chaque heure travaillée un jour férié est rémunérée au double du taux horaire normal.[4] Les catégories d’emploi régies par d’autres régimes juridiques devraient vérifier les règles qui leur sont applicables.
Sources
- Proclamation to Determine Public Holidays and Celebration of Public Holidays - Proclamation No. 1334/2024- Ethiopian Federal Laws
- Ethiopian epiphany- UNESCO Intangible Cultural Heritage
- Commemoration feast of the finding of the True Holy Cross of Christ- UNESCO Intangible Cultural Heritage
- Labour Proclamation No. 1156/2019.- International Labour Organization NATLEX