Vendredi saint en Roumanie
Appelé Vinerea Mare en roumain, le Vendredi saint commémore la crucifixion et l’ensevelissement de Jésus-Christ avant Pâques. La Roumanie le classe parmi les jours fériés chômés, et les célébrations orthodoxes roumaines comprennent les Lamentations du Seigneur et une procession avec l’Epitaphios.[1][2]
Sens religieux et célébrations
Dans la tradition orthodoxe roumaine, les offices du Vendredi saint et du lendemain sont centrés sur la mort et l’ensevelissement du Christ ainsi que sur l’espoir de la Résurrection. Les Lamentations du Seigneur, ou Prohodul Domnului, sont chantées autour de l’Epitaphios, une icône sur tissu représentant le Christ préparé pour son ensevelissement.[2]
À la cathédrale patriarcale de Bucarest, les fidèles peuvent passer sous l’Epitaphios, geste que le Patriarcat roumain décrit comme symbolisant l’ensevelissement avec le Christ dans l’espoir de la résurrection. L’office se conclut par une procession qui porte l’Epitaphios autour de la cathédrale et symbolise l’ensevelissement du Christ.[2]
Un jour de congé prévu par la loi
La Roumanie a ajouté le Vendredi saint à la liste des jours fériés légaux chômés du Code du travail en 2018. La loi le définit comme le dernier vendredi avant Pâques. Le Code prévoit que les salariés chrétiens bénéficient des jours de congé concernés aux dates observées par leur communauté religieuse reconnue par la loi.[1][3]
L’employeur accorde le jour de congé. Le travail peut se poursuivre lorsque la nature du processus de production ou de l’activité ne permet pas son interruption ; le Code du travail prévoit un repos compensatoire dans les 30 jours suivants ou une majoration de salaire d’au moins 100 % si le congé n’est pas accordé pour des raisons justifiées.[1]
Préparer ses déplacements pendant le jour férié
Le Code du travail autorise également le gouvernement à désigner des jours de pont supplémentaires pour le personnel du secteur public, les heures devant être récupérées. Il s’agit d’une décision annuelle distincte, et non d’une règle générale prévoyant un jour de remplacement pour le Vendredi saint lui-même.[1]
La loi établit le statut de jour chômé pour les salariés, mais ne précise pas si les banques, magasins, écoles ou services de transport ferment ou modifient leurs horaires. Renseignez-vous directement auprès du service que vous comptez utiliser. Les services essentiels et les lieux de travail dont l’activité ne peut être interrompue peuvent continuer à fonctionner en vertu des dispositions du Code du travail.[1]
Vendredi saint en Roumanie : questions fréquentes
Le Vendredi saint est-il un jour férié en Roumanie ?
Oui. Le Code du travail roumain le classe parmi les jours fériés légaux chômés ; la date applicable aux salariés chrétiens dépend de la célébration de leur communauté religieuse.[1]
Quand le Vendredi saint est-il célébré ?
Il tombe le dernier vendredi avant Pâques. Pour les salariés chrétiens, la date applicable suit la célébration pascale de leur communauté religieuse reconnue par la loi.[1]
Que se passe-t-il dans les églises orthodoxes roumaines ?
Les Lamentations du Seigneur sont chantées autour de l’Epitaphios. À la cathédrale patriarcale de Bucarest, l’office comprend le passage sous l’Epitaphios et une procession autour de la cathédrale.[2]
Les magasins et les transports publics sont-ils ouverts ?
Le Code du travail ne fixe pas les horaires d’ouverture des magasins ou des transports. Renseignez-vous auprès du commerce ou de l’opérateur concerné pour connaître ses horaires pendant les jours fériés.[1]
Sources et références
Sources utilisées pour Vendredi saint en Roumanie :
- CODUL MUNCII (A) 24/01/2003- Portal Legislativ, Ministry of Justice
- Scoaterea Sf. Epitaf la Catedrala Patriarhală: Credincioșii se pot închina până la începutul Deniei Prohodului Domnului- Basilica.ro, Romanian Patriarchate
- LEGE nr. 64 din 12 martie 2018 pentru completarea alin. (1) al art. 139 din Legea nr. 53/2003 - Codul muncii- Parliament of Romania, Portal Legislativ