La Fête du travail en Belgique
La Belgique célèbre la Fête du travail le 1er mai, l’un de ses jours fériés légaux. Les règles relatives à l’emploi protègent généralement les travailleurs contre l’obligation de travailler ce jour-là et prévoient un jour férié rémunéré ou un repos de remplacement dans certaines conditions.[1][3]
Un jour férié régi par les règles belges du travail
Le Service public fédéral Emploi compte le 1er mai parmi les dix jours fériés légaux belges. En principe, les travailleurs ne peuvent pas être employés ces jours-là, quel que soit leur emploi, leur ancienneté ou la durée de leur service ; les employeurs doivent leur verser le salaire qu’ils auraient normalement gagné.[1]
Le travail est autorisé dans les cas où le travail dominical est légalement permis. Les travailleurs employés dans le cadre d’une telle exception ont droit à un repos compensatoire : une journée entière s’ils travaillent plus de quatre heures, ou une demi-journée s’ils travaillent quatre heures ou moins. Le repos doit être accordé dans les six semaines.[1]
Lorsque le 1er mai tombe un jour d’inactivité
Si la Fête du travail coïncide avec un dimanche ou un jour habituel d’inactivité sur le lieu de travail, souvent le samedi, l’employeur doit accorder un jour de repos de remplacement un jour ouvrable ordinaire. La date est fixée selon les accords applicables au lieu de travail ou au secteur ; si aucun accord ne la fixe, le jour de remplacement est le premier jour ouvrable ordinaire qui suit.[1]
La date de remplacement dépend des dispositions du lieu de travail ou du secteur. Vérifiez la date applicable auprès de votre employeur ou de votre secteur.[1]
Origines et signification
La date s’inscrit dans l’histoire internationale du mouvement ouvrier : en 1889, les délégués au congrès de la Deuxième Internationale à Paris ont adopté le 1er mai comme date de référence en mémoire des travailleurs touchés par les événements survenus aux États-Unis à partir de 1886.[2]
En Belgique, ce jour férié a acquis un statut légal par une loi du 21 mai 1947. Le portail historique public wallon indique qu’un projet de loi visant à faire du 1er mai un jour férié légal a été présenté en 1946 par le ministre Léon-E. Troclet, et précise que la loi a adopté cette date sur sa proposition.[2]
Préparer sa journée
Le gouvernement national compte le 1er mai parmi les jours fériés nationaux belges, et les règles relatives au travail interdisent normalement de travailler les jours fériés légaux, sous réserve d’exceptions. Renseignez-vous directement auprès de chaque administration, magasin ou service avant de vous organiser.[1][3]
La Fête du travail marque le statut juridique et les origines historiques de ce jour férié en Belgique.[1][2]
Questions fréquentes
Quand a lieu la Fête du travail en Belgique ?
Elle est célébrée chaque année le 1er mai et figure parmi les jours fériés nationaux belges.[3]
Les travailleurs ont-ils congé ce jour-là ?
En principe, les travailleurs ne peuvent pas être employés un jour férié légal et cette journée est rémunérée. Certains travaux sont autorisés par des exceptions légales ; les travailleurs concernés ont droit à un repos compensatoire.[1]
Que se passe-t-il si le 1er mai tombe un jour de repos habituel ?
S’il coïncide avec un dimanche ou un jour habituel d’inactivité sur le lieu de travail, il doit être remplacé par un jour de repos fixé un jour ouvrable ordinaire. Les accords du lieu de travail ou du secteur déterminent la date ; en l’absence d’accord, il s’agit du prochain jour ouvrable ordinaire.[1]
Sources et références
Sources utilisées pour Fête du travail en Belgique :
- Public holidays- Federal Public Service Employment, Labour and Social Dialogue
- Le 1er mai, fête du travail, jour férié légal- Portail de la Wallonie, Institut Destrée
- Nationale feestdagen in België- Belgium.be