Abolition de l’esclavage en Guadeloupe
La Guadeloupe commémore l’abolition de l’esclavage le 27 mai, jour férié. Cette date rappelle la fin locale de l’esclavage en 1848 et rend hommage à celles et ceux qui ont résisté à l’asservissement, ainsi qu’aux personnes dont les noms n’ont pas été conservés.[1][2]
Un jour férié fixé par la loi
La loi française fait de la commémoration de l’abolition un jour férié en Guadeloupe. Le Code du travail fixe la date au 27 mai pour la Guadeloupe, et le décret d’application la reprend chaque année ; il ne prévoit pas de date de remplacement lorsque le 27 mai tombe un week-end.[1][2]
La loi présente cette commémoration comme celle de l’abolition et de la fin des contrats d’engagement qui ont suivi. Ce statut légal établit un jour férié, mais ne permet pas à lui seul de savoir si un commerce ou un service donné sera ouvert.[3]
Pourquoi le 27 mai compte en Guadeloupe
Cette date est liée à l’histoire propre de la Guadeloupe : le Département de la Guadeloupe indique que la deuxième abolition de l’esclavage y a eu lieu le 27 mai 1848. La commémoration annuelle rappelle la libération des personnes maintenues en esclavage et la place durable de cette histoire dans la mémoire collective guadeloupéenne.[4]
Il s’agit d’un anniversaire local qui s’inscrit dans un cadre français plus large. La loi nationale désigne également le 10 mai comme journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et le 23 mai comme journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage.[3]
Commémoration et mémoire
Les célébrations publiques peuvent comprendre des cérémonies officielles et des activités de transmission des connaissances historiques. Le Département décrit des travaux de restauration de lieux de mémoire, le soutien à la recherche historique ainsi que le développement d’actions de transmission éducative et culturelle ; il présente aussi le devoir de mémoire comme un moyen de reconnaître la résistance et de faire face au racisme et aux injustices actuels.[4]
Des programmes et activités peuvent être organisés localement ; les visiteurs sont donc invités à consulter les annonces de la commune ou du lieu culturel qu’ils souhaitent visiter.[4]
À quoi s’attendre ce jour-là
La préfecture de la Guadeloupe a annoncé la fermeture de ses bureaux et des services de l’État pour le jour férié local en 2024 ; les modalités d’ouverture peuvent varier selon le service et l’année.[1]
Renseignez-vous directement auprès des commerces, des banques, des restaurants et des prestataires de transports publics avant de vous déplacer ou d’organiser votre journée, surtout si vous avez besoin d’un service précis.[1]
Questions fréquentes
Quand l’Abolition de l’esclavage est-elle commémorée en Guadeloupe ?
Le 27 mai est-il un jour chômé ?
Les commerces, les banques et les transports sont-ils ouverts ?
Renseignez-vous directement auprès des commerces et des opérateurs de transport avant de vous déplacer.[1]
Que se passe-t-il pendant la commémoration ?
Des cérémonies officielles et des activités éducatives ou culturelles peuvent marquer cette date. Le Département décrit aussi des actions continues pour préserver les lieux de mémoire et transmettre l’histoire ; les programmes locaux varient.[4]
Sources et références
Sources utilisées pour Abolition de l’esclavage en Guadeloupe :
- Article L3422-2 - Code du travail- Légifrance
- Décret n° 83-1003 du 23 novembre 1983 relatif à la commémoration de l'abolition de l'esclavage.- Légifrance
- Loi n° 83-550 du 30 juin 1983 relative à la commémoration de l'abolition de l'esclavage et en hommage aux victimes de l'esclavage (1).- Légifrance
- 27 mai : journée de mémoire de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe- Conseil Départemental de la Guadeloupe