Fête du Travail au Honduras
La Fête du Travail au Honduras est célébrée le 1er mai et figure dans le Code du travail comme jour férié national. Cette date associe un jour de repos payé à l’histoire de l’organisation des travailleurs honduriens et à leurs revendications en faveur des droits du travail.[1][3]
Un jour férié fixé par la loi
L’article 339 du Code du travail hondurien inscrit le 1er mai parmi les jours fériés nationaux payés. Lorsque le salarié ne travaille pas ce jour-là, le Code précise le mode de calcul de sa rémunération ; pour les travailleurs payés à la quinzaine ou au mois, le paiement du jour férié est inclus dans le salaire. Si un travail est effectué d’un commun accord un jour férié national, l’article 340 prévoit une rémunération double des heures travaillées et préserve le droit du salarié à un autre jour de repos hebdomadaire.[1]
Le Code mentionne le 1er mai même lorsqu’il tombe un dimanche. Il ne prévoit pas de jour ouvrable de remplacement général pour cette date ; la Fête du Travail reste donc fixée au 1er mai au lieu d’être automatiquement déplacée au lundi.[1]
L’héritage du mouvement ouvrier hondurien
La signification de cette date au Honduras est étroitement liée au mouvement ouvrier du pays. Le bureau des droits humains des Nations unies au Honduras a décrit la grande grève bananière de 1954 comme l’un des plus grands mouvements sociaux du pays et l’a associée à la reconnaissance des droits syndicaux, au début des travaux sur le premier Code du travail et à la création de l’Institut hondurien de sécurité sociale.[3]
La grève a également façonné les institutions du travail de l’État : le ministère hondurien du Travail indique que son ministère distinct a été créé à la suite de la grève des travailleurs de mai 1954.[2] La Fête du Travail rappelle ainsi à la fois les revendications des travailleurs et le développement des institutions et protections qui leur sont associées.[2][3]
Manifestations et conséquences pratiques
Les marches syndicales et les mobilisations publiques font partie des façons de marquer cette journée. Des comptes rendus de la police hondurienne décrivent les marches des travailleurs et la planification des itinéraires à Tegucigalpa, notamment un parcours entre le secteur de STIBYS et le parc central de la ville.[4] Ces rassemblements font de cette journée une expression publique des préoccupations liées au travail, ainsi qu’un jour de repos.
Pour les travailleurs visés par le Code, le 1er mai est un jour férié payé. Le Code prévoit également la fermeture des établissements commerciaux et industriels les jours fériés nationaux, avec des exceptions comprenant les hôtels, les restaurants, les marchés publics, les pharmacies, les boulangeries, la vente de carburant, les lieux de divertissement et certains petits commerces alimentaires.[1] Vérifiez directement auprès des banques, des écoles et des services publics leurs horaires. La police a signalé des fermetures temporaires de routes le long des parcours de marche ; il est donc conseillé de vérifier les conditions de circulation locales avant de traverser le centre de Tegucigalpa.[4]
Questions fréquentes
Quand a lieu la Fête du Travail au Honduras ?
Elle est célébrée chaque année le 1er mai. Le Code du travail désigne cette date comme jour férié national, y compris lorsqu’elle tombe un dimanche.[1]
La Fête du Travail est-elle un jour de congé payé ?
Le Code du travail prévoit le paiement du jour férié lorsque le salarié ne travaille pas. Si le travail est effectué d’un commun accord, le Code prévoit une rémunération double des heures travaillées et un jour de repos hebdomadaire.[1]
Les commerces et les supermarchés sont-ils ouverts ?
Le Code prévoit la fermeture des établissements commerciaux et industriels les jours fériés nationaux, mais énumère des exceptions, comme les marchés publics, les pharmacies, les boulangeries, les restaurants, les hôtels et certains commerces alimentaires. Les horaires peuvent néanmoins varier selon les établissements.[1]
Les marches peuvent-elles perturber les déplacements ?
Oui. Des comptes rendus de la police décrivent des fermetures temporaires de routes le long des itinéraires des marches de travailleurs à Tegucigalpa ; vérifiez donc la circulation locale si vous traversez le centre-ville.[4]
Sources et références
Sources utilisées pour Fête du Travail en Honduras :
- Código del Trabajo- Tribunal Superior de Cuentas
- Historia- Secretaría de Trabajo y Seguridad Social
- 01 de mayo – OACNUDH recuerda el 70 aniversario de la Gran Huelga Bananera de 1954, uno de los movimientos sociales más grandes de la historia de Honduras.- Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos en Honduras
- Policía Nacional desplegará operativo de seguridad por el Día Internacional del Trabajador- Policía Nacional de Honduras