Guide des jours fériés en Algérie
Le calendrier algérien associe fêtes nationales, célébrations musulmanes et Yennayer, le Nouvel An amazigh. La loi reconnaît ces jours comme des fêtes chômées et payées pour les administrations et de nombreux secteurs publics et privés. Les fêtes musulmanes suivent le calendrier hégirien, tandis que Yennayer et les commémorations nationales suivent le calendrier civil.[1][2][3]
Les principales fêtes légales
Le calendrier national comprend la fête du Travail, l’Indépendance, la Révolution, le Nouvel An grégorien, Yennayer, l’Aïd el-Fitr, l’Aïd el-Adha, le Nouvel An musulman, Achoura et le Mawlid, qui commémore la naissance du prophète.[1][2] La loi prévoit des congés payés pour les travailleurs des administrations publiques et de nombreuses entreprises publiques et privées, y compris les personnes rémunérées à l’heure ou à la journée.[1][5]
Yennayer est célébré le 12 janvier et figure dans la liste légale des fêtes depuis 2018.[2] Une modification adoptée en 2023 a porté à trois jours chômés et payés la durée légale de chacun des deux Aïds.[3] Ces durées font partie du calendrier permanent ; elles ne sont pas de simples congés exceptionnels annoncés pour une seule année.
Fêtes nationales et Yennayer
La fête de l’Indépendance et la fête de la Révolution rappellent des étapes majeures de l’histoire algérienne. Yennayer, le Nouvel An amazigh, ajoute au calendrier national une fête issue du patrimoine amazigh. Sa reconnaissance légale s’applique largement aux institutions publiques et aux entreprises publiques et privées couvertes par les textes.[1][2][5]
Contrairement aux fêtes musulmanes, ces célébrations ne changent pas de place dans le calendrier grégorien. Pour planifier une activité ou un rendez-vous, consultez tout de même le calendrier officiel de l’année, notamment pour connaître les dates exactes des fêtes lunaires.
Les fêtes musulmanes et leurs dates mobiles
Les fêtes musulmanes reconnues par la loi comprennent l’Aïd el-Fitr, l’Aïd el-Adha, le Nouvel An musulman, Achoura et le Mawlid.[1] Elles suivent le calendrier hégirien et se déplacent donc chaque année par rapport au calendrier grégorien.
L’Aïd el-Fitr et l’Aïd el-Adha donnent chacun lieu à trois jours chômés et payés.[3] Pour les réservations, les horaires de travail ou les déplacements, évitez de reprendre les dates d’une année précédente : consultez les annonces officielles en vigueur.
Repos hebdomadaire et travail pendant les fêtes
En temps normal, le vendredi est le jour de repos hebdomadaire. La loi prévoit une journée entière de repos par semaine ; elle ne définit pas un week-end légal de deux jours identique pour chaque salarié.[4] Les commerces de détail peuvent avoir des arrangements particuliers décidés par les autorités locales.[4]
Le jour de repos hebdomadaire et les jours fériés sont tous deux des jours de repos légaux. Si un salarié travaille un tel jour, il a droit à un repos compensateur de même durée et à la majoration prévue pour les heures supplémentaires.[4] Lorsque la nature du service ou l’organisation du travail l’exige, le repos peut être reporté ou organisé par roulement. Les services fonctionnant en équipes doivent prendre des mesures pour assurer leur continuité pendant les fêtes.[4][5]
Jours religieux pour les salariés chrétiens et juifs
Le cadre du travail reconnaît également certains jours religieux payés pour les salariés chrétiens : le lundi de Pâques, l’Ascension, l’Assomption et Noël. Des fêtes juives sont aussi prévues, dont Roch Hachana, Yom Kippour et Pessa’h.[1]
Ces jours s’ajoutent aux fêtes de la liste nationale générale pour les salariés concernés. Il ne faut pas les confondre avec le calendrier commun des fêtes légales, qui s’applique plus largement aux travailleurs couverts par les textes.[1]
Conseils pratiques pour les visiteurs et les entreprises
Un jour férié peut modifier les horaires des administrations et de nombreux lieux de travail, mais il ne prouve pas que chaque service ferme. Les établissements qui fonctionnent en équipes ou dont l’activité doit se poursuivre peuvent organiser la continuité du service.[4][5] Vérifiez les horaires auprès des banques, commerces, attractions et prestataires de transport que vous comptez utiliser.
Prévoyez une attention particulière autour des deux Aïds, qui s’étendent sur plusieurs jours et dont les dates changent chaque année. Pour les trajets interurbains, démarches administratives et rendez-vous, consultez les annonces publiques et les horaires des opérateurs plutôt que de supposer que tous suivent le même calendrier.[3]
Questions fréquentes sur les jours fériés en Algérie
Les jours fériés sont-ils payés en Algérie ?
Oui. Les fêtes légales sont chômées et payées pour les administrations et les catégories de travailleurs couvertes dans les secteurs public et privé, y compris les salariés payés à l’heure ou à la journée.[1]
Combien de jours durent les deux Aïds ?
La loi prévoit trois jours chômés et payés pour l’Aïd el-Fitr et trois pour l’Aïd el-Adha.[3]
Yennayer est-il un jour férié officiel ?
Oui. Yennayer, le Nouvel An amazigh, est une fête légale célébrée le 12 janvier et chômée et payée pour les catégories de travailleurs visées par la loi.[2][5]
Quel est le jour normal de repos hebdomadaire ?
Le vendredi est le jour normal de repos dans les conditions ordinaires. La loi prévoit une journée entière de repos par semaine ; elle ne fixe pas un week-end légal universel du vendredi et du samedi.[4]
Que reçoit un salarié qui travaille pendant un jour de repos légal ?
Il a droit à un repos compensateur de même durée et à la majoration prévue pour les heures supplémentaires.[4] Les activités qui doivent rester ouvertes peuvent organiser le repos selon les règles applicables.
Sources
- Labour Legislation- Ministry of Labour, Employment and Social Security
- Loi n° 18-12 du 18 Chaoual 1439 correspondant au 2 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 63-278 du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales- Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire
- Loi n° 23-10 du 8 Dhou El Hidja 1444 correspondant au 26 juin 2023 modifiant la loi n° 63-278 du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales- Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire
- Loi n° 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail, modifiée et complétée- Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale
- Communiqué : A l’occasion d’Amenzu n Yennayer, jour de l’an Amazigh- Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale