Jour de l’An en Arménie
Le Jour de l’An tombe le 1er janvier et s’inscrit dans la période de jours fériés chômés arméniens, du 31 décembre au 2 janvier. La célébration réunit traditions familiales, repas festifs et cadeaux, tandis que les anciennes coutumes arméniennes du Nouvel An témoignent de changements de calendrier au fil du temps.[1][3][4]
Une fête aux dates changeantes
Le Nouvel An arménien a porté plusieurs noms, notamment Amanor, Taremut, Kaghand et Navasard. Un inventaire gouvernemental du patrimoine fait remonter l’ancien Nouvel An arménien au 21 mars, jour de l’équinoxe de printemps, et décrit les changements de calendrier qui ont déplacé la date. Au XVIIIe siècle, le 1er janvier a été adopté comme début de l’année, bien que certaines communautés aient poursuivi leurs anciennes célébrations au XIXe siècle ; le 1er janvier s’est généralisé au début du XXe siècle.[3]
La date actuelle revêt une signification civile et culturelle en Arménie. La loi regroupe le Nouvel An et les fêtes de Noël et fixe les 31 décembre, 1er et 2 janvier comme jours chômés ; Noël et la Théophanie figurent séparément au 6 janvier.[1]
Traditions familiales et repas de fête
L’inventaire patrimonial décrit le Nouvel An comme une fête progressivement associée de près à la vie familiale et communautaire. Parmi les coutumes anciennes figuraient les visites aux proches, les vœux et le partage de symboles d’abondance comme des noix, des raisins secs et des friandises. Ces témoignages décrivent des traditions de différentes époques et régions, et non un ensemble de coutumes suivi aujourd’hui par tous les foyers.[3]
La nourriture fait depuis longtemps partie des célébrations. L’inventaire recense des pains rituels cuits le 31 décembre, dont les noms comprennent « pain de l’année » et « Dovlat Krkeni ». Il décrit également un ancien plat composé de couches de viande et de blé, ainsi que des fruits, des noix et des légumineuses. Dans son récit des célébrations plus récentes, il cite notamment la tolma, la kufta, des salades, le gata et des fruits ; les menus varient selon les familles.[3]
Cadeaux et célébrations publiques
L’autorité touristique arménienne indique que les enfants reçoivent traditionnellement des cadeaux le matin du 1er janvier, apportés par Kaghand Papa ou Mets Papuk, qui viendrait les déposer dans la nuit du 31 décembre. Elle décrit aussi la tradition d’allumer une bougie chez soi comme un symbole de chaleur et de bonté. L’inventaire patrimonial retrace la diffusion des arbres décorés, des festivités publiques et des célébrations familiales au XXe siècle, puis des décorations dans les localités après l’indépendance.[3][4]
Ces coutumes côtoient la célébration distincte de Noël en Arménie, le 6 janvier. La loi sur les jours fériés désigne cette date comme celle de Noël et de la Théophanie ; les visiteurs peuvent donc découvrir le Nouvel An et Noël comme deux fêtes séparées pendant la période hivernale.[1]
À quoi s’attendre en tant que visiteur
Le Code du travail établit les jours fériés chômés par la loi et interdit généralement d’y travailler, sous réserve d’exceptions pour les activités qui ne peuvent être interrompues, les services nécessaires au public, les réparations urgentes et les opérations de chargement ou de déchargement. Le statut légal de jour férié ne garantit donc pas que tous les services seront ouverts ou fermés selon les mêmes horaires.[1][2]
Renseignez-vous directement auprès du commerce, du lieu ou du transporteur avant de vous organiser, en particulier pendant les fêtes.
Questions fréquentes
Quand a lieu le Jour de l’An en Arménie ?
Le Jour de l’An tombe le 1er janvier. La loi fixe la période de jours chômés du Nouvel An du 31 décembre au 2 janvier.[1]
Le Jour de l’An est-il un jour chômé en Arménie ?
Des jours de remplacement sont-ils prévus si le 1er janvier tombe un week-end ?
Le calendrier officiel ne mentionne aucun jour de remplacement ou de report. La loi fixe les dates du Nouvel An du 31 décembre au 2 janvier.[1]
Qui est Kaghand Papa ?
L’autorité touristique arménienne décrit Kaghand Papa, également appelé Mets Papuk, comme le personnage qui apporterait des cadeaux aux enfants dans la nuit précédant le 1er janvier.[4]
Quels lieux peuvent être ouverts pendant les fêtes ?
Le Code du travail autorise certaines activités les jours fériés chômés, notamment les services nécessaires au public. Renseignez-vous directement auprès du prestataire pour connaître ses horaires d’ouverture.[2]
Sources et références
Sources utilisées pour Jour de l'An en Arménie :
- ՀՀ ՕՐԵՆՔԸ ՀՀ ՏՈՆԵՐԻ ԵՎ ՀԻՇԱՏԱԿԻ ՕՐԵՐԻ ՄԱՍԻՆ- ARLIS Armenian Legal Information System
- LABOUR CODE OF THE REPUBLIC OF ARMENIA- ARLIS Armenian Legal Information System
- ՀՀ ԿԱՌԱՎԱՐՈՒԹՅԱՆ ՈՐՈՇՈՒՄԸ ՀՀ ԿԱՌԱՎԱՐՈՒԹՅԱՆ 2010 ԹՎԱԿԱՆԻ ՄԱՐՏԻ 11-Ի N 310-Ա ՈՐՈՇՄԱՆ ՄԵՋ ՓՈՓՈԽՈՒԹՅՈՒՆ ԿԱՏԱՐԵԼՈՒ ՄԱՍԻՆ- ARLIS Armenian Legal Information System
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