Journée de la libération des baptistes spirituels à Trinité-et-Tobago
Célébrée le 30 mars, la Journée de la libération des baptistes spirituels est un jour férié à Trinité-et-Tobago. Elle commémore l’abrogation de l’ordonnance d’interdiction des Shouters en 1951 et la liberté retrouvée des baptistes spirituels de pratiquer leur culte au grand jour.[1][2]
Statut légal et date
La loi de Trinité-et-Tobago sur les jours fériés et les festivals constitue le cadre législatif applicable aux jours fériés. Le Bureau du président indique que le gouvernement a déclaré le 30 mars Journée de la libération des baptistes spirituels (Shouters) en 1996. La journée est célébrée le 30 mars ; si cette date tombe un dimanche, le jour férié est reporté au lundi suivant.[1][2]
Cette journée rend hommage à la communauté des baptistes spirituels, tandis que le ministère du Travail précise que les employés qui travaillent un jour férié ont droit à une rémunération au taux double. Les employés devraient vérifier les modalités de leur emploi pour confirmer s’ils sont de service.[4]
Histoire et signification
Les autorités coloniales ont interdit le culte des baptistes spirituels en vertu de l’ordonnance d’interdiction des Shouters de 1917. L’interdiction a été abrogée le 30 mars 1951, après quoi les membres ont pu pratiquer librement leur foi. Cette abrogation, obtenue après des années de mobilisation communautaire, est devenue une étape marquante de la lutte pour la reconnaissance et la liberté religieuse à Trinité-et-Tobago.[2][3]
La foi telle qu’elle est pratiquée à Trinité-et-Tobago associe des éléments de religions de la côte ouest-africaine au christianisme protestant européen. Une déclaration faite au Parlement en 2024 indique qu’elle s’est développée au contact de ces influences pendant la période coloniale et que l’histoire de la communauté est étroitement liée à celle du pays dans son ensemble.[3]
Comment cette journée est célébrée
Le Bureau du président présente cette journée comme un temps de prière et d’action de grâce. Au Parlement, un ministre a évoqué sa participation à un pèlerinage annuel d’église à San Juan, où les fidèles chantaient, dansaient, procédaient à des onctions, jouaient du tambour, faisaient sonner des cloches et brûlaient des bougies et de l’encens.[2][3]
La cloche revêt une signification particulière dans les propos publics consacrés à cette journée : un message de salutation parlementaire la décrivait comme un symbole de foi, de résilience et de liberté. Cette journée associe donc les pratiques religieuses au souvenir public de la lutte contre l’interdiction et de la campagne continue de la communauté pour obtenir la reconnaissance.[2][3]
Que prévoir pour le jour férié
Le jour férié a une incidence sur les conditions de travail : selon les indications du ministère du Travail, les employés qui travaillent un jour férié ont droit à une rémunération au taux double. Vérifiez les horaires d’ouverture et les arrangements de transport auprès du service ou de l’entreprise avant de vous y rendre.[4]
Questions fréquentes
Quand a lieu la Journée de la libération des baptistes spirituels ?
Que commémore cette journée ?
Est-ce un jour chômé ?
Les magasins, les banques et les transports publics sont-ils ouverts ?
Vérifiez les horaires d’ouverture et les arrangements de transport auprès des commerces individuels et des prestataires de transport avant de vous déplacer.[4]
Sources et références
Sources utilisées pour Journée de la libération des baptistes spirituels en Trinité-et-Tobago :
- Digital Law Library | Web Application- Government of Trinidad and Tobago
- National Holidays and Festivals- Office of the President of the Republic of Trinidad and Tobago
- 20240322, Unrevised House of Representatives Debate - Friday March 22, 2024 - 1:30 p.m.- Parliament of Trinidad and Tobago
- General Employment Information- Ministry of Labour, Trinidad and Tobago